J’veux pas grandir.

Y’a des fois où j’aime pas être grande et forte, j’voudrais juste que ce soit plus simple dans ma tête et que je n’ai qu’à me blottir dans ses bras pour que tout aille mieux.

C’est le propre de l’humain de se compliquer la vie, pis j’aime bien ça généralement. Et je sais que je me protège mieux ainsi. Mais là, ce soir, je trouve ça difficile. Dis, pourquoi c’est si douloureux de vouloir son bien ? Pourquoi en voulant nous préserver, je me blesse ? Le chemin qui me parait le meilleur pour moi n’en est pas moins semé de trous, entouré d’arbres cauchemardesques qui me fouettent en pleine face alors que j’essaie de courir yeux fermés pour ne rien voir, et ne rien ressentir surtout.

J’ai fait mon choix, il semblerait que ce soit celui de la solitude, et peut-être bien des regrets. Bon dieu, que je voudrais être toute petite et me perdre sous son tee-shirt, contre sa peau, m’ennivrer de son odeur et oublier un instant que je suis un adulte raisonnable qui est supposé faire au mieux pour lui, pour moi.

Et j’ai beau attendre, regarder à la fenêtre, y a aucun Peter Pan qui viendra me sauver.

Ne grandissez pas, c’est un piège !

Je déteste la vitesse à laquelle j’oublie ces souvenirs que je chéris.

J’voudrais me rappeler chaque seconde de chaque étreinte; Chaque odeur qui m’a enivrée au coin du bar; Chaque baiser déposé sur ma peau brûlante; Chaque regard dans lequel je me suis perdue…

Quand bien même on essaie de nous faire croire qu’il faudrait culpabiliser… C’est une chance énorme de vivre de complicité et d’amour, si court soient-il, et si douloureuse soit la chute ensuite.
Du plus profond de mon être, parce qu’à ce moment là j’y crois, et que c’est la plus belle chose qui puisse arriver… J’fais jamais semblant, quand je me donne c’est sans calculer, car c’est juste beau et naturel.

J’veux pas que cette saveur s’atténue; Que ça perde de sa valeur. Ça deviendra pas un jeu, j’me laisserais pas aller si ça n’a pas de sens. C’est pour ça que j’me raccroche à mes souvenirs, en attendant d’en construire d’autres tout aussi forts…

J’sais pas aimer correctement, mais j’le fais de tout mon cœur.

Une réflexion au sujet de « J’veux pas grandir. »

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