Et l’hiver n’en finit pas…

Les jours défilent, l’esprit finit lui aussi par se figer dans les glaces. Je fonctionne au ralenti, un état d’hibernation adapté à l’être humain, un hivernage socialement acceptable : Je travaille, je dors. Et je recommence.

Les rares jours où le vent n’est pas de la partie, je profite des paysages polaires que nous offrent ces longues semaines de températures négatives. La nature s’est cristallisée, la végétation gelée brille au soleil : c’est un spectacle à elle toute seule.

Le nez rouge, les joues rosies, emmitouflée dans ma grosse veste, les mains bien au fond des poches afin d’être sûre de me faire mal si je glisse sur une plaque de verglas. M’en fous, j’aime pas avoir froid aux mains.

Ça fait seulement deux mois que je suis revenue sur mon caillou, après deux mois d’un superbe voyage (dont la suite du récit se fait attendre, désolée…Ça arrive promis !) et d’un shoot d’amour familial/amical en métropole. J’ai pris 10 ans ces 4 derniers mois.

J’étais, des années durant, restée bloquée à vingt ans. Responsable, mais insouciante, le sentiment d’avoir toute la vie devant soi. Je l’ai toujours, mais le temps a fait son job, inexorablement. Ça a commencé assez bêtement, par une idée fixe : celle que ma garde-robe ne correspondait plus à mon âge. Puisque j’ai décidé d’être une femme autonome et indépendante, mon esprit s’est mis à marteler que je devais refléter plus de maturité de l’extérieur. C’est futile, ce besoin de montrer que je suis une femme forte et accomplie par l’apparence. L’être humain a bien de drôles de préoccupations…

C’est pourtant ainsi qu’a commencé cette période de spleen. Le temps passe, et je suis mon chemin. Les saisons filent, je fixe précieusement dans mon cœur les moments partagés avec mes proches… Avec cette peur viscérale qui me rend mélancolique : rien n’est éternel, pas même ceux que j’aime. Et quand je pense à ça, je ne peux m’empêcher de me dire que je suis partie loin d’eux, que chaque jour qui passe je perds l’opportunité d’être auprès de ma famille et de me construire des tas de beaux souvenirs. La vie est faite de choix, mais tous comportent des regrets, aucun n’est totalement bon.

Y’a pas un jour sans que je pense avec tendresse à eux. Et j’ai toujours hâte de les retrouver la fois d’après. Mais là, le froid cristallise mes craintes et me rend morose. D’ici Juillet, le printemps devrait bien arriver… Et enfin pourront de nouveau éclore les joies et espoir.

4 réflexions au sujet de « Et l’hiver n’en finit pas… »

  1. Coucou ma grignette

    Tu as l’air un petit peu tristoune … effectivement c’est un dilemme d’être loin . Souviens-toi des anciennements de Karmaling ,c est l ego , la saisie qui nous fait souffrir . Visiblement un mûrissement c’est opéré chez toi , et tu vas trouver ton chemin 😊 de savoir que des êtres proches ,t’aime ,c est un très beau cadeau. Je t’envoie de belles pensées . plein d’amour bisous Sylvie

    Envoyé de mon iPhone

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